30 mars 2009
silence

Quelques
mots avant de prendre un peu le large.
D’abord
pour rassurer ceux et celles qui pourraient se croire responsables de mon
désarroi, et pour faire cesser la paranoïa de ceux ou celles qui se sentiraient
visés par ma rancœur : Le seul silence que je souhaite, c’est le mien.
Celui de cette voix, qui caquette sans
cesse à l’intérieur de ma tête, qui me soule de mots et me fatigue.
Le
silence et le calme que je souhaite, c’est celui de mon cœur inquiet et avide,
qui n’en revient toujours pas quand parfois il est aimé, et qui s’envole,
s’affole et se dilate au moindre mot gentil, à la moindre attention, dominant
ma raison, imposant ses arguments angoissés à toute la maisonnée. Celui qui m’empêche
d’être lucide, et de prendre des risques, en despote boulimique et poltron,
celui qui m’empêche de m’exprimer par peur de déplaire et de perdre une seule
once de son nectar de vie.
J’aime
et je suis aimée, je désire et suis désirée, et c’est une chance, je le sais, mais
c’est un trésor, une fortune que je ne sais pas gérer. Et je commets des
erreurs, je souffre et fais souffrir, et je me retrouve « hors la loi » sans
le vouloir, sans le savoir.
J’ai
juste besoin d’un peu de temps. Pour que la tempête s’apaise.
Que
ceux ou celles à qui j’ai fait du mal essaient de me pardonner.
Qu’ils
ou qu’elles se souviennent que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Et,
même si ce n’est pas une excuse très valable quand on a passé l’âge,
je n’ai pas fait exprès.
A
bientôt.