30 mars 2009
silence

Quelques
mots avant de prendre un peu le large.
D’abord
pour rassurer ceux et celles qui pourraient se croire responsables de mon
désarroi, et pour faire cesser la paranoïa de ceux ou celles qui se sentiraient
visés par ma rancœur : Le seul silence que je souhaite, c’est le mien.
Celui de cette voix, qui caquette sans
cesse à l’intérieur de ma tête, qui me soule de mots et me fatigue.
Le
silence et le calme que je souhaite, c’est celui de mon cœur inquiet et avide,
qui n’en revient toujours pas quand parfois il est aimé, et qui s’envole,
s’affole et se dilate au moindre mot gentil, à la moindre attention, dominant
ma raison, imposant ses arguments angoissés à toute la maisonnée. Celui qui m’empêche
d’être lucide, et de prendre des risques, en despote boulimique et poltron,
celui qui m’empêche de m’exprimer par peur de déplaire et de perdre une seule
once de son nectar de vie.
J’aime
et je suis aimée, je désire et suis désirée, et c’est une chance, je le sais, mais
c’est un trésor, une fortune que je ne sais pas gérer. Et je commets des
erreurs, je souffre et fais souffrir, et je me retrouve « hors la loi » sans
le vouloir, sans le savoir.
J’ai
juste besoin d’un peu de temps. Pour que la tempête s’apaise.
Que
ceux ou celles à qui j’ai fait du mal essaient de me pardonner.
Qu’ils
ou qu’elles se souviennent que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Et,
même si ce n’est pas une excuse très valable quand on a passé l’âge,
je n’ai pas fait exprès.
A
bientôt.
27 mars 2009
fracas

Je voudrais juste un peu de silence. Un peu de paix.
Une nuit, un jour.
Ou même seulement cinq
minutes, allez.
Pitié.
Qu’elle se taise,
ferme les yeux,
cesse d’attendre et
d’espérer,
et de chercher sans fin
une voix, une main, une clef pour s’évader,
un tapis volant, un pain
d’explosif, un pont sur l’abîme.
Un sauveur qui n’existe
pas.
Une SEULE minuscule
certitude.
Tuer en moi ce bon chien,
au regard confiant,
ce goinfre d’amour
ridicule et encombrant.
Briser ces chimères, ces
mirages arc-en-ciel
aux pieds desquels ne se
cache aucun trésor.
Balayer ces mots, qui ne
disent plus rien,
qui assassinent, qui
égarent.
Oublier les promesses, les
mensonges,
les flèches qui
empoisonnent,
les jolies phrases qui
apprivoisent,
les pièges, les
embuscades,
la douceur trompeuse,
les doutes qui blessent,
les vérités tues.
Une nuit, un jour.
A n’être ni victime ni
coupable.
A ne rien avoir à prouver,
ni à cacher.
Ni à justifier. Ni à
expliquer.
A n’être que ce que je
suis.
A m’en foutre si ça ne
vous plait pas.
A m’en foutre si vous ne m’aimez
pas.
Même seulement cinq
minutes, allez.
Pitié.
26 mars 2009
j'écris ton nom

23 mars 2009
lentement

"Oui, c'est une menace."
*
21 mars 2009
sidaction

Je
n’ai pas le sida.
C’est
presque un miracle, tant j’ai joué avec le feu et frôlé le danger de près.
Des
amis en sont morts, d’autres survivent comme ils peuvent, avec un traitement
lourd et astreignant qui ne leur laisse plus droit à une seule semaine
d’insouciance, qui leur serait fatale.
Il
y a de nombreux pays dans lesquels ils ne peuvent plus voyager, comme s’ils
étaient frappés d’un sceau infâmant qui les bloque aux frontières.
Je
sais tout ça. Ma chance, le cauchemar auquel j’ai échappé.
Mais
je suis au moins aussi conne que la moyenne, et je déteste les capotes.
Sucer
du latex, beuark.
Et
puis je ne fréquente de très près ni des junkies ni des gays, mais
plutôt des hommes « « normaux » » (hum... mais c’est un
autre débat), propres et
« sérieux » (id.).
Pas
du genre à prendre des risques ou à fourrer leur matos n’importe où, ni à
mentir quand ils promettent, la main sur le cœur, qu’ils sont clean, et que
toutes leurs ex l’étaient aussi. Ben voyons. Evidemment. C’est que nous
préférons toujours penser et espérer. Si
ça peut nous éviter de glisser un bout de plastique entre nos deux corps
enflammés. C’est si facile de faire confiance, dans ces moments-là. On
en a tellement envie.
Or
la contamination hétérosexuelle est en hausse constante.
PERSONNE
n’est à l’abri du petit coup tiré vite fait, un soir d’ivresse, emportés par la
magie d’une fête ou d’un ciel étoilé, avec... heu... un humain, c’est tout
ce dont on se souvient avec certitude... et qu’on s’empresse d’oublier avec
honte.
Ni
moi, ni vous, ni nos amoureux (ses), nos amant( e )s, nos Maîtres et
Maîtresses.
La
bonne foi ne suffit pas.
La moitié des contaminés ne savent pas qu’ils le sont.

Alors
voilà, on n’a pas le choix.
1-
Même si ça fait peur, il faut se faire dépister.
C'est ANONYME et GRATUIT. Renseignements ICI
2-
Et exiger la capote tant que les deux tests ne sont pas faits.
Même pour une pipe.
(et
croyez-moi, ce n’est pas de gaieté de cœur que j’écris ça ) - :
3-
Et donner des sous au Sidaction en appelant le 110.
Ou
en cliquant ici :

jamais sans capote



19 mars 2009
on nous ment on nous spolie
Tous à la manif !
17 mars 2009
pour Dame



... et un bouquet de baisers.
13 mars 2009
je pense à vous

...si, si, c'est vrai !
;-)
A bientôt !
05 mars 2009
partons à la dérive

Ecoute ma voix écoute ma
prière
Ecoute mon cœur qui bat laisse-toi faire
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche
Je te veux confiante je te sens captive
Je te veux docile je te sens craintive
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche
Laisse toi au gré du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien
Quittons la rive
Partons à la dérive
Je te prendrais doucement et sans contrainte
De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche
Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre
Oui je serai calme je saurai t'attendre
Et pour que tu ne t'effarouches
Vois je ne prend que ta bouche
*
Serge Gainsbourg