21 juin 2008
summertime

19 juin 2008
l'ombre de ton ombre

J’ai
encore menti, je me suis enfuie.
Sans
ciller, le regard clair.
Sûre
de moi pour une fois.
Rien
ni personne n’aurait pu m’empêcher de prendre ce train.
Mon
trône, mon royaume,
abandonnés.
Et
mon roi-soleil.
La
clarté, le respect, déjà loin derrière.
Courir
vers l’abîme, le cœur bâillonné, l’âme brouillée.
Prise aux tripes. But the best. THE
trip.
Un
voyage sans ticket retour.
Ne
pas penser à après-demain. A la facture qui tombera.
A
ce fichu matin qui reviendra et chassera la nuit amie.
- Et après, et après ???
- Après, maman s’est déshabillée et s’est
fait enculer par le méchant monsieur.
Non,
ne pas penser aux autres versants de la vie.
Ne
pas se demander où est la voie sacrée. Ni laquelle doit être sacrifiée.
Courir
seule sur le chemin, la nuit, sans se soucier des griffures des ronciers.
A
dix ans je le faisais déjà.
Ivre
d’envies, d’espace, de ce sentiment grisant de pouvoir aller partout dans la
forêt,
d’être la seule à décider.
Téméraire
petite chèvre qui n’a pas peur des loups.
Ou
orgueilleuse, stupide.
Mais
toujours vivante, malgré les cicatrices.
Et
toujours attirée par les ombres mouvantes derrière la barrière.
Quand
il m’a ordonné de m’agenouiller, j’ai retrouvé ma place.
Tout
en bas, sous l’abscisse.
Celle
qui n’existe que dans le négatif de la photo de sa vie.
Mais
la mienne.
Peu
importe mon numéro dans la liste.
*
photo
« My place »
by Lotchai
17 juin 2008
là-bas (1)

Ils étaient plusieurs, en
assemblée silencieuse.
Une seule voix s’adressait
à moi.
Les ordres s’enchaînaient,
froidement, sans encouragement.
J’obéissais, perdant un
peu plus d’assurance à chaque vêtement ôté.
On était loin des jolis
mots et des concepts abstraits.
C’était ma peau, mon
corps, ma honte. Pas le doux frisson
d’une projection de soi, d’un avatar
outragé sur une belle image en
noir et blanc.
Je ne rêvais pas tout ça.
Je ne me dérobais pas.
J’assumais ce que disais être.
C’est la seule fierté qui me restait.
12 juin 2008
la fessée de l'année

C’était mon anniversaire au début du mois.
Tout le monde ne l’a pas oublié et j’ai été gâtée,
le problème n’est pas là.
Mais aucun petit génie ne s’était présenté avant
pour enregistrer mes « vrais » vœux de cadeaux. Le préposé de mon
secteur était sans doute en train de picoler avec les gnomes du père Noël. On
s’étonne qu’on privatise, après. Une belle bande de feignants, oui.
Rien de compliqué ni
d’onéreux.
Comme accessoires, une solide
paire de cuisses et une bonne poigne auraient suffit.
Et des boules Quiès.
Et une détermination qui ne
se laisse pas corrompre par quelques larmes ou deux ou trois langoureux déhanchements.
Il n’aurait pas pris de
gants. Ne se serait pas encombré de
bonnes manières.
Pas de négociation
possible. Pas d’atermoiement.
Un officiant lucide et
froid, qui m’aurait offert un châtiment rédempteur.
Une remise à zéro de tous
les compteurs.
Faut pas rêver...
Ca n’arrivera jamais.
Mes erreurs, mes bêtises,
mes lâchetés, je dois me les trimbaler. Et le fardeau s’alourdit chaque année.
Une bonne fessée, trois
Pater et deux Avé n’effaceront pas l’ardoise.
Et puis...de toute façon,
on parle dans le vide.
Car des incorruptibles,
mes hanches et moi,
on n’en a jamais connu.
;-)
30 mai 2008
carte postale

C’est la fin du printemps.
Les coquelicots sont fanés.
Le blé commence à blondir.
Je vais bien. Cachée en
bordure du monde, je reprends souffle et force avant de remonter sur le ring,
de re-rentrer dans la ronde.
Comme d’un luxe suprême, je
jouis de ce temps que je n’ai plus à décompter ni à mesurer.
Et je le gaspille
honteusement, bien sûr. Je baguenaude, je procrastine, je lâche la barre,
choque les écoutes et laisse les vents guider ma barque.
« Va où ton cœur
te porte »… Mais ai-je déjà fait autre chose ?
Non, soupire ma vie. Et
regarde où ça t’a menée. Tâte tes poches vides.
Riche d’amour, la belle
affaire.
Amoureuse et aimée, et puis après ?
Il se passera quoi quand
l’hiver sera là ?
As-tu déjà oublié la douleur de la faim ?
Ta gueule.
J’oublie rien.
Mais l’amour c’est mon
oxygène, mon eau, mon sang, mon soleil.
Si j’en étais privée je
pourrais en crever, même avec un frigo plein.
L'été va commencer, et je suis bien vivante.
21 avril 2008
dernier post
...avant l'été.
Il y a plusieurs jours et
semaines que ça me turlupine.
Je pensais que le temps
finirait par arranger les choses,
Je ne peux plus écrire
ici.
Trop de fils retiennent mes poignets au-dessus du clavier.
Je n’ai pas réussi à m’en
libérer, à les ignorer, à m’en foutre.
L’idée que mes mots
puissent blesser, ou provoquer des embrouilles, ou laisser comme des traces
honteuses qu’il faut effacer après les avoir lus, je ne peux pas l’empêcher de
planer comme une ombre qui obscurcit l’écran, ne me laissant plus qu’un espace
réduit pour y glisser ma plume.
Quel intérêt alors ?
S’il faut encore poser un masque au-dessus du masque, changer les dates, ou le
temps du récit pour brouiller les pistes, éviter certains sujets, autant arrêter,
plutôt que de me forcer ou de passer mon temps à me censurer.
Et puis j’ai d’autres
combats à mener. De « vraies » arènes m’attendent où je dois affronter
mes propres adversaires, et j’ai besoin de toutes mes forces.
Vilaine fille part en
vacances cul…turelles.
Pour une durée
indéterminée.
Mais je n’oublie rien, ni
personne.
Et si je pars c’est aussi
pour mieux me, et peut-être vous, retrouver.
Peut-être ailleurs, ou
autrement,
Peut-être juste au moment
où vous ne m’attendrez plus,
*
à bientôt
*
17 avril 2008
évasion

j’ai détaché mes cheveux
secoué la tête
levé les yeux vers le
soleil qui m’avait tant narguée
quand je descendais à la mine
j’ai souri au beau salaud
pas rancunière
me revoilà camarade
Prévert avait raison
C’est trop con de donner une journée pareille à
un patron
16 avril 2008
JJJJJJJJJJJJJ
.
Partage...
De la joie ET du champagne !!!
Photos Andris, inconnu, Alexandroff et inconnu...
---o@o---
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15 avril 2008
J - 1
.
Prête ? ;)
.
NB : Je serai là à ta sortie...
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---o@o---
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14 avril 2008
J - 2
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Ca se rapproche...
.
.
---o@o---
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13 avril 2008
J - 3
.
Et en plus, c'est dimanche... :)
Photo Marc Lahousse
---o@o---
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12 avril 2008
J - 4
.
Encore un peu de patience...
.
11 avril 2008
J - 5
Bientôt...
10 avril 2008
...et achetons Charlie.

Ce dessin rejoint tout à
fait le malaise que je ressens face à l’émotion et l’indignation que provoquent
les dernières violences chinoises au Tibet.
Comme si tout le monde
découvrait depuis quinze jours que ce pays est une terrible dictature ! Comme
si ça ne faisait pas 50 ans qu’il occupe le Tibet et massacre les tibétains !
Comme si on ignorait que des milliers de chinois sont exécutées chaque année,
et que des milliers d’autres emprisonnés pour avoir commis la seule faute de s’exprimer
contre le régime en place !
Bien sûr que la répression
au Tibet m’indigne, mais tout autant que ce que les dirigeants chinois font
subir à leur propre peuple.
Quand les JO seront finis,
il se passera quoi ? Le bizness
reprendra tranquillement. Sous prétexte qu’ils représentent un marché
incontournable, chacun recommencera ses courbettes politiques et commerciales
en faisant semblant de ne pas entendre les hurlements des opprimés, des
suppliciés, des condamnés pour le seul crime d’avoir diffusé un livre interdit
ou tenu un blog !
Usons et abusons de notre
liberté pour défendre celle des autres, de notre « pouvoir » d’achat pour
perturber les plans des marchands et des financiers.
Dénonçons encore et encore
les ventes d’armes, et les « tapis rouges » déroulés aux pays non
démocratiques (euphémisme) par « notre » président (copain aussi de Kadhafi
et de Poutine, doit-on le rappeler ?)
Boycottons les nems et le
riz cantonais. Heu…non, pas ça, quand même, faut pas pousser les sacrifices.

(*) Oui, je sais, je sais, ma BAL est encore chez eux.
Mais je vais changer dès tout à l’heure, promis.
05 avril 2008
Désarmée

Photo Katerina Lomonosov
---o@o---
03 avril 2008
deux cadeaux
(qui a dit "empoisonnés" ?)
:-)
Bon anniversaire Mr Exigeant.
*
(Photo Jaromir Sedlak)
vaines griffes

Souvent je me dis que ça suffit.
C'est trop inéquitable.
Inutile.
Tant de temps,
et de mots,
et de mal,
perdus,
des caresses qui ne touchent ni sa peau,
ni son coeur.
Et puis il murmure mon nom.
02 avril 2008
soul kitchen

*
(merci pour la photo :-)
01 avril 2008
retour en enfer

(...heureusement, maintenant j'ai de l'aide : )
31 mars 2008

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